14 février 2026 : exposition « sous la pluie » au Musée d’Arts

Et bien sûr il pleut sur Nantes ce 14 février 2026, 150 œuvres à découvrir, peintures principalement, plutôt de petits formats, photos, créations sonores et extraits de films qui traduisent une ambiance, une émotion dans ce voyage à travers les XIX et XX siècle. 
Le petit groupe CLISSAA est guidé par une médiatrice aussi charmante que compétente.
C’est devant quelques œuvres choisies et décrites par elle que se révéleront détails, histoire et anecdotes et embarqueront les spectateurs vers cet imaginaire de la pluie qui fascinait tant les peintres du XIX.
Départ donné devant le tableau « le moulin d’Argenteuil »peint par Georges Michel vers 1830, en atelier, d’après souvenirs puisque tubes de peinture et chevalets portables n’existaient pas encore.
Sur les 2/3 haut du tableau s’étalent de gros nuages gris d’où s’échappe la pluie qui écrase le paysage brun où domine le moulin.
D’Argenteuil au Japon avec les estampes très en vogue à l’époque il n’y a qu’un pont, représenté sur cette estampe, pont sur lequel se déplacent des personnages, parapluies déployés. La pluie, traits obliques en diagonale sur tout le tableau, est un élément majeur de la mise en scène.
De l’estampe à la lithographie « Rain » réalisée par David Hockney en 1973, nous voici devant un grand carré bleu barré de grands traits blancs de pluie et des cercles concentriques, la goutte de pluie tombant dans la flaque auxquels s’ajoutent les effets de coulure en bas de tableau.
Chant de la pluie dans le petit espace sonore traversé et quelques pas plus loin c’est Gustave Caillebotte qui invite dans « une rue de Paris, temps de pluie ».Il s’agit de l’esquisse d’un tableau plus grand conservé au musée de Chicago. Il représente plus la transformation de la ville, au XIX siècle, avec les pavés, les trottoirs, les lampadaires et le rôle du parapluie comme marqueur social.

Annick