Notre visite du mardi 11 mars 2025 au château portait sur les chevaliers de la fin du Moyen Âge, vers les 14 ème et 15 ème siècles. Les cotes de mailles s’étant avérées être une protection insuffisante, les chevaliers se sont dotés d’armures beaucoup plus compactes, qu’une épée ne pouvait en aucun cas traverser. Tout au plus, pouvait-on jouer à casser son épée contre le plastron de son adversaire dans des joutes à cheval ! Malgré leur solidité, ces armures étaient bien articulées et laissaient une bonne mobilité aux chevaliers ! Nous avons eu la possibilité d’en toucher et même d’en essayer plusieurs parties :
– des casques, avec une visière pour protéger le visage. Le chevalier portait un bonnet à l’intérieur afin que ce soit plus confortable. Une fois baissée, la visière ne laissait plus voir qu’à travers une étroite bande horizontale, afin que le chevalier voie sur les côtés, mais, de haut en bas, son champ de vision était très limité afin que ses yeux soient protégés des épées des adversaires. L’un des casques présentait des petits trous un peu partout afin de permettre d’apercevoir un peu mieux l’environnement et, en particulier le sol pour voir où on met les pieds !
– des gantelets, métalliques sur le dessus et en tissu épais sur le dessous. Les doigts restaient bien souples parce que ceux des gantelets présentaient toute une série d’articulations. Nous nous sommes donné des poignées de mains énergiques pour tester l’efficacité qu’ils pourraient avoir pour tenir une épée, ce qui nécessite force et dextérité !
– des plastrons, bien épais et massifs, avec des extensions articulées couvrant le devant et le côté extérieur des cuisses et assurant une bonne protection pour les combats à cheval !
– des sur-chaussures, avec plein d’articulations aussi et qui faisaient figure d’ancêtres des chaussures de sécurité que nous portons sur les chantiers de nos jours !
Une armure pesait une vingtaine de kilos. Les points de faiblesse des armures étaient une visière mal fermée ou les zones non protégées, le dessous des bras, les fesses, l’arrière des cuisses et les jambes.
Pour les combats, les chevaliers portaient une longue épée à la main droite et un bouclier à la main gauche. La main droite leur servait aussi à tenir les rênes du cheval.
Les épées n’étaient pas pointues au bout. Elles avaient un bord ou, généralement, les 2 bords plus ou moins tranchants. La main du chevalier était protégée par une petite barre perpendiculaire, faisant une sorte de croix.
C’est l’apparition des armes à feu qui a mis fin à l’utilisation des armures parce que les balles faisaient éclater les plastrons, les rendant plus dangereux que protecteurs.
Christiane
